Tottenham-Arsenal : changement de parka ?

6 mars 2016

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Un éternel recommencement. Voilà à quoi ressemble la vie des supporters d’Arsenal depuis une dizaine d’année, voire depuis le dernier titre de champion des Gunners, acquis en 2004 et l’équipe de rêve composée pour la moitié de Frenchies.

Hier, Arsenal avait encore une fois l’occasion de continuer à y croire, face à un adversaire dans la même situation ou presque, mais l’histoire semble se répéter pour les hommes d’Arsène.

Ramsey ouvre le score avant la demi heure de jeu alors que les Spurs acculent leur adversaire sur leur but depuis le début du match. Ospina sort notamment une grosse parade, Kane, Alli sont assez en vue. Arsenal ne déploie pas son jeu, Ozil a l’air d’être plus préoccupé par les tribunes que par ce qui se joue sur le terrain. Pourtant, sans faire du classic Arsenal, Ramsey se paie donc notre bien aimé muet Lloris, grâce à une subtile madjer offerte par un Bellerin trop apeuré pour tenter sa chance à 10m du but (on l’a tous connue cette situation ou le ballon arrive parfaitement dans la course, et tu veux tellement mettre le but parfait que tu taupes et on te compare pendant une semaine à Fred Piquionne. Ne nous la fait pas Hector.).

Quoiqu’il en soit, 1-0 pour Arsenal, Leicester joue à Watford deux heures plus tard dans ce qui apparaît comme un possible traquenard. Arsène et sa parka le sentent bien.

Pourtant, la deuxième mi-temps démarre comme a commencé la première, sauf que Coquelin a la joyeuse idée de prendre un deuxième jaune. Corner pourri, Alderweireld (j’arrive peut être à l’écrire mais toujours pas à le dire) plante en renard. Deux minutes plus tard, Kane nous fait une spéciale Henry, 2-1, mais célèbre son but comme Adebayor. Pas le même standard.

Sanchèz parviendra bien à plomber l’ambiance en égalisant à 10 minutes de la fin mais pour les Gunners, ce n’est finalement qu’un détail. Arsenal n’a pas gagné. Arsenal ne sera probablement pas champion.

L’essentiel ici est de ne pas prendre tout ce qui est écrit pour critique ou pour avis général. C’est une prise de partie voulue.

Mais comment ne pas encore une fois poser la question ? Arsène, il est pas venu le temps de partir maintenant ?

Le dernier titre remonte à 2004. Depuis, des FA cup certes, des qualifications en Champions League certes. Mais un club du standing d’Arsenal peut-il se contenter de ça ? L’alsacien semble clairement bénéficier depuis des années d’une immunité assez particulière. Dans cette tradition des managers historiques par leur durée dans un club, Ferguson est l’exemple le plus parlant, avec des titres gagnés et une légende qui restera. Pour le reste le constat est clair : perdurer dans le big 4 et gagner des titres, comme City ou Chelsea par exemple, c’est une constance à moyen terme, avec des entraîneurs qui restent deux, voire trois ans maximum au club. Arsenal ne gagne plus depuis 10 ans.

Pourtant cela n’enlève rien au travail exceptionnel que le technicien français a apporté à ce club. Des titres (au début), une régularité indéniable dans les qualifications européennes. Surtout, une philosophie de jeu admirée par beaucoup. Ne tombons pas dans la caricature du « Barça » anglais, car Arsenal a su fonder son propre style de jeu, avec une base de quelques joueurs expérimentés, un avant centre solide, des ailiers techniques et surtout un jeu basé sur la possession de balle, un jeu toujours tourné vers l’avant, rapide.

Malgré quelques coups d’éclats, cette vision n’a jamais fait la différence au niveau du résultat. Cela en Angleterre ET en Europe.

Ce choix des jeunes, avec quelques bon coups dernièrement (Özil, Sanchez) semblait devoir signer son apogée depuis 2 ou trois années. Ce n’est pas faute d’avoir sorti Gilles Sunu (on taquine), mais cette hypothèse ne s’est pas vérifiée.

Aujourd’hui, en 2015-2016, Chelsea s’effondre, City n’est pas assez régulier, United signe flop sur flop (et commence à faire du Arsenal avec Rashford, Varela, Borthwick Jackson, une équipe de nom d’actrice de X anglais), Liverpool fait preuve de l’irrégularité qu’on lui connaît depuis quelques années. Seul Tottenham fait figure, dans les gros habituels, de prétendant sérieux.

Et pourtant, les Gunners ne font pas la différence, alternant entre performances exceptionnelles et déceptions face aux gros.

Économiquement, Arsenal n’est pas à plaindre par rapport à Leicester notamment. La fameuse excuse du budget trouve donc cette année aussi des limites. L’Emirates commence à être rentabilisé au bout de 8 ans de résidence.

Arsenal a réussi quelques gros coups dans certains mercatos, mais il faut maintenant que les résultats suivent, même en Europe, où les Gunners sont abonnés aux éliminations en huitième de finale (peut être faudrait-il faire revenir des joueurs emblématiques, André Santos, notre cher Marouane, pour le déclic).

En tout cas, Arsenal semble laisser filer le titre d’une année où toutes les conditions étaient réunies pour aller le chercher.

Arsène, tu as tout fait pour poser les bases d’un club sain avec une identité. Peut être faudrait-il le laisser gagner maintenant ? Au final, les supporters t’en seront sûrement reconnaissant si tu ne fais pas la, ou les années de trop.

On dit souvent que les clubs sont impatients, au niveau de la formation, mais aussi de la pérennité du manager. Mais Arsenal semble arriver au point de non retour de sa stratégie.

Qu’il nous fasse mentir en cette fin de saison serait la meilleure réponse pour sa philosophie de jeu. Malheureusement,

« - c’est mal parti Arsène ? »

« -oui. ».

N.P

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