Une semaine d’Euro.

18 juin 2016

Actu

La confirmation : les Bleus

 

Si il y a une équipe qui peut se vanter d’avoir fait vibrer, dans le côté positif comme négatif, ses supporters, cette semaine, c’est bien la bande à Dédé. Payet et Grizi en sauveurs, par deux fois, et des fanzones qui tremblent à chaque fois. Les bleus sont bien là, et malgré la faiblesse de leurs adversaires sur le papier, deux équipes assez « mortes de faim » ont voulu faire barrage aux bleus, et ils s’en sont sorti.

Effectivement, le fond de jeu n’est pas parfait, et l’interrogation à propos de la volonté de Deschamps de construire un groupe se pose toujours. L’émotion de Payet, l’impression de rage collective sur les buts, laissent enfin à la fin des matchs une impression de vrai groupe. Mais certains éléments semblent encore en dedans, sans rentrer dans le Matuidi bashing qui nous a assez étonné tant il a apporté à l’équipe de France, et sur qui beaucoup crachent pour deux matchs effectivement difficile. Mais les mecs, derrière, c’est Moussa ou Yohan, alors Blaise, on va l’encourager, et il sortira le match qu’il faut.

Coman et Martial, sont, de même, des déceptions sur ces deux matchs. Giroud fait parfois du mauvais Giroud, mais a planté sur sa spécialité, et continue d’avoir des stats satisfaisantes, cette fois dans une grosse compétition. C’est donc ni tout blanc, ni tout noir, et il faudra de toute façon attendre au moins le huitième pour avoir quelques réponses à nos questions. Mais les bleus sont là.

A placer dans cette catégorie les allemands, malgré la petite purge face à la Pologne. Cette dernière confirme même un peu plus l’impression du « quand on veut vraiment, on peut battre tout le monde » des allemands. Trois défenseurs centraux hypra solides et un secteur offensif capable de tout à tout moment. Espérons juste que Joachim n’obligera pas ses joueurs à lui serrer la main à chaque sortie.

L’étonnante : la Squadra

SO-LI-DI-TE. Et efficacité. Des belges entreprenants au début du premier match mais vite mangés par la rapidité des contres italiens, mention spéciale à Giaccherini et autre Candreva, et le mur proposé par la défense à trois des ritals. Sur deux matchs, Buffon n’a rien eu à faire ou presque, et la Squadra se débarrasse de son statut de plus mauvaise équipe italienne de l’histoire. Toujours là où on ne les attends pas ses italiens, surtout avec une équipe composée majoritairement de joueurs de son championnat. Le match contre la Suède était soporifique, mais ils s’en sortent quand même. A suivre.

La perplexe: Les belges

Putain d’expression, ce « sur le papier ». Cette génération galère, malgré son talent. Attaque décevante sur le premier match, sans grande entente, ou automatismes, malgré les quelques années derrière eux à jouer ensemble, on se demande parfois si Wilmots n’a pas trop de solution en sa possession, ce qui doit le perturber. Aucun joueur, mis à part Courtois, n’atteint son niveau en club, et mentalement l’équipe semble fragile, notamment quand elle est menée. Une déception par encore trop développée avec la victoire large contre une Irlande faiblarde, mais un euro que l’on sent quand même assez complexe pour les Diables. A suivre aussi (oui on met que des « à suivre », on est qu’au deuxième match enfoiré.)

La solide : la roja

Ne jamais oublier les espagnols. Moins ils sont mis en avant, plus leur jeu tant connu à vouloir rentrer dans le but avec le ballon est sous estimé, et donc plus ils peuvent le mettre en place. Ils s’en sont légèrement débarrassé contre la Turquie, avec un jeu plus simple et des tentatives plus lointaines, mais la République Tchèque a perdu trois poumons sur le premier match. Une efficacité relative avec un but de Piqué sur la fin, mais l’Espagne aura le meilleur bilan sur deux journées (à voir ce que font les hongrois), un Iniesta qui régale, et une attaque inédite qui semble trouver ses marques. La Roja est bien présente sur ce championnat d’Europe, reste comme pour la France de tester ses capacités contre un gros, notamment défensives.

L’interrogation : les anglais

Un nul après avoir bouffé la feuille de match et une victoire à l’arrachée. On en attendais plus, surtout dans ce groupe, des anglais dans cette première semaine. Rooney ne porte pas le costume de leader à la perfection (leader technique en tout cas), et l’équipe ressemble à un outsider moyen, même si le secteur offensif a clairement un gros potentiel, la défense fait parfois peur. Euro-lando. Quasi déjà en huitième, le face à face contre les slovaques sera très intéressant, notamment pour savoir comment vont jouer les anglais. Pour gagner ? A suivre également. Mais le jeu avec le milieu Dier-Rooney-Alli pose encore des questions, comme l’impuissance de Kane, révélée par les buts des entrants Vardy et Sturridge contre des Gallois fébriles en fin de match. Un des groupes les plus intéressants en tout cas.

Les bonnets d’âne : Turquie, Ukraine, Russie, Autriche

Le flop : la sécurité, les pelouses

On ne reviendra pas sur les fights entre hooligans, mais tant d’évènements négatifs sont difficiles à avaler tant on nous a rabaché comme une espèce de propagande que la sécurité serait assurée. Interdire 200 messins d’aller à St Etienne, 2000 niçois à Monaco ou autre, c’est assez simple, on signe un papier et c’est terminé. Et bien pendant ce temps, les effectifs épargnés auraient peut être pu bosser sur les matchs à risques, sur comment quadriller à peu près correctement la ville, et surtout sur ne pas séparer les Russes et les Anglais par une cordelette dans une tribune de 15k personnes. Mais oui, c’est facile de parler, bien sûr…

Pour les pelouses, c’est une question de quelques terrains, mais c’est à ce demander à quoi on pense. Certes Diabaté a fait des dégâts cette saison, mais un pays hôte se doit d’avoir des pelouses nickel pendant la quasi totalité de la compétition, surtout en France. Encore un domaine ou il va falloir bosser…

Le top : Will Grigg’s on fire, les stades, les arbitres

Stades pleins, ça change de la ligue 1 ! On fait les footix, mais oui, ça fait plaisir de voir un stade à demi vert demi jaune, demi rouge demi bleu, le foot, le vrai, celui des compétitions internationales. Et putain ces irlandais, qu’est ce qu’on les aime. On connaît pas un de leurs joueurs, mais on les kiffe (Will Grigg c’est pour toi). L’ambiance en général, avec ces scènes d’Ukrainiens et de Nord Irlandais faisant la fête ensemble en ville.

Enfin, pas de grosses erreurs d’arbitrages, des matchs maîtrisés même si l’intensité n’était pas toujours au rendez vous (peut être une boulette Turpinoise).

Bonus : la petite compo des familles (on est ouvert à tout débat)

Courtois – Barzagli, Mustafi, Chiellini, Rat – Iniesta, Modric, Hamsik – Payet, Perisic, Bale

Banc : Akinfeev (ou Lloris), Boateng, Mehmedi, Dier, Kucka, Dzsudzsak, Kanté, Weiss, Morata, Sturridge (oui bon bah c’est un gros banc tu veux quoi?)

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