En direct de la conférence de presse de Joachim Löw

24 juin 2016

Actu, Itw

SuperSub, c’est une grosse rédaction : 2 mecs qui écrivent chez eux quand ils ont un peu de temps, donc très peu de moyen. Alors quand un des deux zouaves arrive à s’incruster dans une conférence de presse, forcément c’est la fête.

 

Joachim Löw, doigts qui puent en totale décontraction

 

9h55 : Le sélectionneur allemand arrive à cette conférence, non pas par les « backstages » mais devant. Il est très vite encerclé par une dizaines de caméramen et des journalistes allemands. En toute décontraction, il se pose et commence la conférence de presse ; dictée par le patron de la communication allemande, assis à côté de l’entraîneur, pointant de son doigt inquisiteur le journaliste qu’il veut entendre.

Pendant ce temps, des journalistes chinois, de l’Equipe ou de Bein Sport me donnent leurs accréditations contre des casques pour écouter la traduction. Je me suis dit que je devrais faire pareil, du coup, j’ai écouté la conférence de presse.

 

Kartoffel mit langue de bois

 

Pour rappel, cette conférence de presse se situe 2 jours après le match bien terne de la Mannschaft face à la Pologne (0-0). Forcément, le coach va avoir une tendance à toujours contourner les problématiques soulevée par les questions. Première accro « Pourquoi faire jouer son équipe avec Götze en pointe, sans vrai numéro 9 ? ». Löw défend son projet de jeu, évoquant son trident Götze – Özil – Müller, en qui il a entièrement confiance, et prévient que Mario Gomez ou Leroy Sané ne sont que des alternatives parmi tant d’autres. Il s’agace quand on évoque ses problèmes offensifs, parce que « déjà, la semaine dernière vous me parliez de mes problèmes défensifs ».

Il balaie d’un revers de main, de manière agacée, les critiques de Michael Ballack sur le jeu servi et le manque de joueurs cadres, en appuyant sur la faible fiabilité des premiers tout en mettant sur un piédestal Jérôme Boateng, le nouveau papa de la sélection, adulée par toute la presse allemande.

Il négocie avec brio le virage Schweinsteiger, en délicatesse avec son talent, qu’il qualifie de bosseur « s’infligeant des séances supplémentaires » méritant « qu’on le laisse se reposer ». Enfin bon, il n’est quand même pas apte à joueur actuellement non ? Comme un homme politique, il ne répond pas à la question, et ça contente tout le monde.

 

Le cas des jeunes joueurs de la sélection nationale allemande est évoquée au travers du trident : Weigl, Kimmich et Sané. Il lui est reproché de ne pas les utiliser, surtout le virevoltant Sané, qui permettrait de faire plus de différence selon les journalistes. Löw répondra simplement qu’ils seront utilisés en temps voulu connaissant leur immense talent.

 

Les questions nazes des journalistes

 

Parce qu’on peut toujours accablé les membres du football circus sur leurs réponses, les questions des journalistes sont parfois proches du néant. Ainsi, quand on lui parle d’un probable manque de Lahm sur le flanc droit de la défense, il répond tout simplement : « cette question n’est plus d’actualité depuis le lendemain de la finale de la Coupe du Monde 2014, où Lahm m’a dit qu’il en avait terminé avec sa carrière internationale ». Valorisant juste après Höwedes, s’étant installé à la droite de la défense.

Pour finir, une journaliste, qui demandait le micro depuis belles lurettes l’a pris pour demander si Löw allait prendre un peu de repos aujourd’hui. C’était la question inutile de fin. Après un peu plus de 45 minutes, la conférence de presse est terminée.

 

Je rends leur accréditation aux journalistes. Celui de l’Equipe s’attendait à ce que je le reconnaisse et lui la tende de manière à reconnaître son immense talent. Je ne l’ai pas fait, je l’ai vexé je crois.

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