20 jours d’Euro.

4 juillet 2016

Actu

Par rapport à notre premier bilan, a-t-on la légitimité de parler foot ? Tout le monde l’a, en soit, mais cet Euro nous fait un peu tourner la tête, comme il doit correctement remplir les poches des sites de paris. Petit tour des forces en présence et des déceptions avant les demis.

Les Bleus : petit tableau, grosses équipes qui se loupent. La faute à qui ? Aux principaux intéressés, justement. Tu veux gagner l’Euro ? Gagne tous tes matchs. Et ça, la bande à Dédé l’a compris, malgré un début de match poussif face à l’Irlande, la correction des Islandais n’a rien d’un hasard. Les Anglais s’étaient cassé les dents sur leur défense ? Alors oui, on peut parler d’un trop plein de pression pour les Vikings mais ce que l’on avait constaté des Three Lions, c’est que ces derniers n’avaient même pas eu beaucoup d’occasions, pas même l’impression d’un réel attaque défense en fin de match. L’équipe de France en a mis 5, et à part le quart d’heure de la seconde mi temps face à l’Irlande, n’a pas l’air d’avoir beaucoup forcé son talent dans cet euro. Et sont pourtant en demi-finale. Un Giroud qui a apporté la seule chose qui pouvait le sauver : son rôle de pivot, assez dégueulasse mais efficace, auquel il a ajouté des appels en profondeur qui ont fait mouche. Décidément, vraiment deux Olivier cette saison. Blaise a fait taire les rageux, en réalisant un match solide. Derrière, Sam a pêché sur un but mais, sur un match comme celui-ci, a parfaitement remplacé Rami. Malgré cela, au vu de la sérénité des Allemands, à relativiser avec le match contre l’Italie, la jeune équipe de France, en terme d’expérience internationale, peut être considérée comme une outsider face à la bande de Joachim.

Les Allemands : un match assez insipide face à des italiens encore recroquevillés sur eux mêmes mais ayant au moins le mérite d’avoir sorti des équipes historiquement solides, une petite frayeur sur une séance complètement folle, mais eux aussi sont, après avoir desossés des faibles slovaques, en demi-finale. Cette équipe allemande nous fait un peu penser à l’Espagne de 2012 : elle ne fait pas l’unanimité en terme de jeu, mais arrive en pleine confiance de sa victoire en coupe du monde, et n’attends qu’une chose : ne surprendre personne en remportant tranquillement son euro.

Attention néanmoins aux blessures qui pourraient les handicaper. La question qui se pose est simple : les Bleus sont ils arrivés à une période où l’équipe est si sûre d’elle et en harmonie qui ne peut rien lui arriver ? Pour moi, la réponse est non. Malek, t’en penses quoi toi ? Malek ? Bon, désolé, il est en train de distribuer des cartes de presse et de parler de Kevin Kuranyi avec des mecs de Dusseldorf. Un échec allemand serait tout de même une sacré contre performance et ouvrirait largement la porte à une victoire Française au vu de l’autre partie du tableau.

Les Gallois : une équipe qui fait sacrément plaisir. Plus d’envie, plus de motivation, plus de plus…. que nos amis belges, sur qui on avait effectivement émis des doutes lors de notre première revue d’effectif. Une hargne caractéristique de ce cliché des pays britanniques, du courage oui, mais aussi du jeu, avec quelques phases intéressantes et surtout des joueurs en porte drapeau d’un football auquel cela va faire un bien fou (toujours sous estimé au niveau international par rapport à l’Ecosse ou l’Irlande, et souvent à juste titre). Merci à cette génération dorée comme les cheveux de Ramsey. Qui va sacrément manquer aux reds pour cette demie, d’ailleurs.

Les Portos : vivre avec des portugais en potes, c’est subir des snaps combo barbecue+maillot de cristiano+lunettes de soleil alors qu’il est 22h+diams sur les oreilles+sponso vivel dop. Mais c’est surtout les écouter te dire qu’on s’en fout de la manière. Et pour le coup, ils n’ont pas grand chose d’autre à dire. Il est loin le temps de Deco, même si les portugais n’ont jamais eu la réputation de beaucoup faire tourner le ballon. Là, c’est simple, ils le donnent à CR7, qui réalise un euro en demi-teinte, et après, c’est à voir. Big up tout de même à Renato Sanches, qu’on connaissait peu malgré notre immense culture footballistique, de Nadir Belhadj à Moumouni Dagano. Mais tu sais, le karma, parfois. Là, c’est surtout la maladresse des polonais qui sauve les amis portugais. Le paragraphe est court, en même temps il n’y a pas grand chose à dire, à part qu’ils n’ont pas gagné un match en 90min. Mais que si tu supportais l’Espagne, la Croatie ou l’Angleterre, fallait tout simplement que ton équipe se bouge le cul pour être à cette place là.

On avait affiché l’Espagne comme solide, le relachement coupable sur le but de Perisic aura eu raison de leur motivation. Conscients de leur boulette, mais conscients dans le mauvais sens, les ibériques ne semblaient pas en avoir plus sur le cœur que ça après leur match fantôme contre l’Italie. Ca fait plus de place pour ceux qui en veulent.

Les Croates : quand tout le monde te dit que t’es beau gosse, tu commences à prendre confiance et à te la péter et…. ça peut finir mal. Bon, niveau métaphore de beau gosse en parlant de l’équipe de Modric, c’est paradoxal, mais les croates se sont prit pour ce qu’ils n’étaient pas, et ce malgré un super premier tour : une équipe moyenne, en somme.

Les Anglais et les Belges : bon et bien… deux équipes, beaucoup trop de questions. Du potentiel ? Oui. Des 23 solides sur le papier ? Oui. Une capacité à se transcender ? Moyen. Une solidité, un collectif ? Non. A partir de là, les doutes posés après les deux premiers matchs se sont confirmés et, même si perdre contre le pays de Galles et l’Islande sont, au vu du néant de l’expérience de ces dernières, des « cataclysmes » footballistiques, elles ne sont que le reflet d’équipes sans grande saveur et sans grand talent collectif, contrairement à leurs adversaires du soir. Out !

Neuer – Saevarsson, Chiellini, Williams, Hector – Renato Sanches, Parolo, Nainggolan, Ramsey – Griezmann, Robson-Kanu

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