Au commencement. Un mardi en Angleterre.

19h30, quartier aisé de Londres. Mon pote et moi commandons deux pintes, plus de place pour s’asseoir, il faut jouer les piliers de comptoir. Dans quinze minutes débute Arsenal-Barcelone, huitième de finale aller de Champions.

Pour les fans de foot, sans jouer dans la caricature, Londres est un passage obligé. Même si t’as du mal avec les rosbeefs, tout le monde a sa petite préférence en Angleterre. Situé à côté de Notting Hill, on est conscient de ne pas avoir choisi le plus populaire pour un vrai match à l’anglaise. Et pourtant, je vais être surpris.

Le foot anglais, on aura beau dire, tu bandes rien qu’à y penser, surtout depuis quelques années, où, même si les équipes ont pas brillé en Champions, la Premiership écrase toutes les autres en Europe.

En allant à Londres, tu te dis peut être que le football est partout. Sentiment que tu relativises lorsque tu visites le centre, avec les flots de touristes qui en font presque oublier qu’on est bien en Angleterre. Il y a bien des maillots dans les boutiques de souvenir, mais les Real, Bayern, Milan sont tout aussi présents. Pourtant, lorsque tu rentre dans le vif du sujet, comme ce soir là, tu rentres aussi dans un monde à part.

Dans le pub, se mélangent les cadres fraîchement sortis de leur éprouvante journée à la city et jeunes issus de milieu plus populaire, maillot de Ozil sur les épaules, et ce dans un quartier assez riche. Ce qui frappe c’est que dès le coup d’envoi donné, tout le monde vit le match ensemble. Ce soir là, c’était Arsenal, mais on repassera le surlendemain au même endroit, et on verra la même situation pour Liverpool-Augsburg (en Europa), avec la même osmose de tous ces mecs venus pour supporter leur équipe. Liverpool, bordel, à Londres.

L’ambiance est assez bon enfant, voilà peut être la petite différence avec un bar de « banlieue » londonienne, où la tension est plus grande, ou en tout cas se fait plus ressentir. Mais on sent que le foot prend une place dans la vie de tout le monde ici.

En fait, à Londres, pour voir le foot présent sur les lèvres et dans les esprits tous les jours, la banlieue est plus significative. Encore plus avec ce phénomène anglais (même pas récent) où l’on supporte parfois plus l’équipe locale du quartier (généralement en troisième, quatrième, cinquième division voire plus) que la grosse écurie du championnat. L’esprit y est davantage. Au centre, il m’est arrivé de voir des british avec le maillot de leur équipe (Tottenham est assez présent notamment), pourtant les rivalités ne s’affichent pas si on ne les cherche pas.

Mais les jours de match, trouvez vous un bon pub, et vous verrez ce qu’est un pays de football. Et ce n’importe où.

Nos articles ne seront pas dans une logique de taper sur la culture footballistique voir sportive française, notre but est de justement en donner une meilleure image, mais il est vrai que voyager et constater dans des pays comme l’Angleterre de l’état de cette vision sociale qu’ont les locaux du football et du sport en général, c’est prendre une petite claque.

Il est 21h, le Barça mène 2-0, quelques « fuck off » fusent lorsque Giroud touche la balle. L’ambiance est morose mais pas lourde, sûrement au vu de la supériorité de l’adversaire ; les locaux refont le match autour d’une énième pinte, la tête au match de Swansea trois jours plus tard.

Et moi à l’envie de commencer à écrire sur le foot.

N.P

Ainsi commence l’aventure Supersub, entre articles de fond et réactions à l’actu footballistique, on espère que vous serez nombreux à nous suivre !

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